Culture et attractivité du territoire
07 novembre 2018

Capitale française de la culture : échanges avec les villes intéressées

Bernard Faivre d’Arcier, qui s’est vu confier une mission de préfiguration de la capitale française de la culture par Françoise Nyssen, ancienne ministre de la culture, est venu le 19 octobre dans les locaux de France urbaine faire une information plus complète sur ce que devrait être cette capitale devant les villes potentiellement intéressées.

Douze (12) villes ont ainsi envoyé leurs représentants pour mieux cerner les enjeux de la capitale, notamment pour ce qui concerne l’augmentation significative des dépenses de fonctionnement lors de l’année de la capitale au regard de la contractualisation à 1,2% signée avec les préfets. Il a été précisé qu’une réunion aura lieu le 14 novembre avec la DGCL et la DGFIP pour tenter de sortir certaines dépenses spécifiques (la capitale, les bibliothèques, la scolarisation dès 3 ans…) de la contractualisation. La loi de programmation des finances publiques (LPFP) fixe en effet de façon non limitative les éléments susceptibles d’affecter la comparaison sur plusieurs exercices, dont la survenance d’éléments exceptionnels affectant significativement le résultat (comme par exemple l’organisation d’événements majeurs ou des catastrophes climatiques). 

Selon le guide d’accompagnement du contrat, l’appréciation du caractère exceptionnel appartiendrait au préfet. Pour l’aider dans sa décision, plusieurs éléments pourront être pris en compte :

- évènement non récurrent

- dépense importante par rapport à l’exercice budgétaire précédent

- constitution d’une provision (mise en réserve c’est-à-dire étalement du financement sur plusieurs exercices)

Il faudra en outre préciser que ces dépenses neutralisées devront concerner les collectivités partenaires du projet autant que la ville lauréate.

Concernant justement le périmètre de la capitale, la gouvernance et le territoire de déploiement de la capitale pourront être très variés selon les candidatures (il sera ainsi possible d’intégrer l’agglomération ou pas, de déléguer la gouvernance à une structure extérieure ou de l’internaliser dans l’administration de la ville), mais ils devront être clairement explicités dans la candidature.

D’autres éléments importants ont été présentés par la ville du Havre, dans l’année de célébration des 500 ans fait un bon exemple de ce que pourrait être une capitale française de la culture :

- le coût de la sécurisation de l’espace public et la difficulté de son organisation nécessite de négocier très en amont (plus d’un an) avec les autorités qui en sont responsables (préfecture, police, pompiers…) ;

- le fait de pouvoir payer en investissement des œuvres pérennes dans l’espace public ;

- la nécessité d’utiliser le mieux possible les ressources de la ville ou de l’agglomération, voire d’internaliser avec chacun des partenaires du projet les éléments qui peuvent l’être (communication, véhicules, ressources humaines…).

Bernard Faivre d’Arcier prévoit de rendre son rapport fin novembre, de manière à ce que le nouveau ministre puisse faire le lancement officiel de la compétition fin décembre. Le calendrier risque d’être très difficile à tenir pour les villes, et il sera très important que les divers moments de la capitale (appel à candidature, organisation du jury, annonce des résultats…) s’intègrent dans le calendrier pré-électoral qui interdit toute communication dès le mois de septembre 2019.

Contact : David Constans-Martigny

 

 

Date: 
Mercredi, 7 novembre, 2018