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Environnement
Stratégies alimentaires territoriales

Ville de Toulouse, un « Territoire Bio Engagé »

07/10/2019

La ville de Toulouse a reçu le 23 juillet 2019 le label « Territoire Bio Engagé » qui récompense la politique mise en place pour proposer une alimentation de qualité au sein des écoles publiques et une gestion responsable des terres agricoles du territoire. Ainsi, la ville de Toulouse atteint les préconisations du Grenelle de l'Environnement, réaffirmées par le Plan Ambition Bio 2017, en termes de surface agricole cultivée en bio (au moins 8,5%) et d'approvisionnement de ses restaurants collectifs en bio (au moins 20% de produits bio dans les menus).

Par ailleurs,  la ville de Toulouse a entamé en 2009 son virage vers plus d'introduction de produits biologiques. En 2014, la municipalité a souhaité recentrer ses achats bio vers le bio local.
2017 a vu l'introduction du bœuf Bleu Blanc Cœur et du veau Label rouge du Gers. Les omelettes et œufs sont désormais issus de poules élevées en plein air. Le lot de pain biologique a été fractionné pour permettre aux artisans boulangers de répondre au marché sur une zone géographique définie de la ville.

En 2018, de nouveaux produits bio et locaux ont été intégrés aux marchés, notamment la charcuterie biologique (Hautes Pyrénées) et lentilles bio (Gers), ce qui a permis d’atteindre 26.81% d’achat de produits issus de l’agriculture biologique (dont 94% de produits biologiques locaux) et 42.51% de produits sous signes officiels de qualité (vs 20 % et 50% loi EGALIM au 1er janvier 2022) .
 
La ville de Toulouse exploite également un vaste domaine agricole entièrement conduit en agriculture biologique depuis 2014.
220 hectares de grandes cultures situés dans trois quartiers périphériques de la ville maintiennent un paysage agricole dans un environnement pourtant urbanisé. Cours d’eau et haies champêtres représentent une part de nature en périphérie des parcelles où sont cultivés le blé, l’orge, le soja, le pois chiche, le sarrasin ou le lin. La conversion en agriculture biologique s’est faite il y a déjà 10 ans (2009-2011). Mais encore aujourd’hui, la Régie Agricole explore de nouvelles techniques pour produire chaque année 400 tonnes de céréales dans un souci de renforcer la biodiversité. L’apport massif de 2000 m³ de compost urbain par an issu des déchetteries toulousaines est un bon exemple d’économie circulaire. La diversification qui permet la rotation des cultures est devenue la règle.
Le vignoble de Candie produit le vin de la ville de Toulouse sur une superficie de 9 hectares. 5ha nouvellement plantés avec des cépages du Sud-Ouest (Gros Manseng, Malbec et Marsellan) marqueront l’identité régionale des vins toulousains. 30 000 bouteilles de vin et de jus sont destinés à la restauration des seniors, aux réceptions du Maire et de plus en plus, au goûter des écoliers.
Le Parc du domaine conduit en gestion écologique porte deux grandes fêtes agricoles chaque année pour promouvoir l’agriculture et l’environnement urbains. A l’avenir, le public découvrira également des arbres paysans conduits selon les techniques traditionnelles de nos campagnes (haies champêtres, fruitiers de haut-jet, trognes).
En complément, la Métropole toulousaine encourage l’installation d’agriculteurs bio sur son territoire et a notamment permis l’installation de maraîchers biologiques sur son territoire. Ainsi, 2,4 ha sont portés par la métropole pour la ferme Borde Bio, qui vend en direct des légumes biologiques produits en proximité d’un quartier prioritaire.
 
Les leviers dont dispose la collectivité pour favoriser l’agriculture et l’alimentation durables sont donc actionnés aussi bien du côté de la consommation, que du côté de la production. Cet engagement participe fortement à la démarche partenariale engagée par Toulouse Métropole dans le cadre de son Projet Alimentaire Territorial, qui vise à permettre l’accès à tous à une alimentation saine et durable, en rapprochant les consommateurs métropolitains des producteurs régionaux. La démarche d’achat de la Cuisine Centrale illustre l’indispensable complémentarité entre le bassin de consommation et les bassins de production qui l’entourent, et la signature de contrats de réciprocité entre la métropole et ses voisins ruraux favorise les coopérations territoriales.