Share
Cohésion sociale et politique de la ville

Revenu universel d’activité : une concertation active

05/09/2019

Aux côtés des autres associations d’élus, France urbaine participe à la concertation de la mise en œuvre du revenu universel d'activité.

France urbaine participe à la concertation au sein du collège des territoires mais elle dialogue également avec les autres collèges (logement, associations de solidarité, jeunes) et, bien sûr, le gouvernement.

Trois réunions en collèges depuis le mois de juin et deux réunions plénières montrent que l’enjeu est important et donnent le sentiment d’une écoute attentive, nourrie par un travail de grande qualité de la part des services de l’Etat.

Si chacun s’accorde à rechercher une simplification des aides et des guichets multiples afin qu’elles soient plus efficaces et que diminue le taux de « non-recours », plusieurs éléments d’attention sont rappelés par France urbaine.

Des points d'attention à ne pas négliger

France urbaine souhaite notamment que le lien avec les territoires soit renforcé, tant dans le domaine de l’insertion, de l’accompagnement des bénéficiaires ou de l’accès aux services déconcentrés de versement des aides.

Par ailleurs, si France urbaine souhaite que ce revenu ne dissuade pas, mais au contraire encourage pour de nombreux bénéficiaires la reprise d’une activité professionnelle, elle insiste pour que les retraités ou des personnes fortement handicapées qui ne prétendent pas à une activité soient pleinement pris en compte. A cet égard, le mot « activité » du RUA peut interroger.

France urbaine s’inquiète, aux côtés des associations du logement et de solidarité, de l’avenir des aides au logement et insiste par ailleurs fortement pour que le revenu universel prenne en considération le « reste à vivre », les territoires ayant chacun des spécificités en fonction notamment du coût du logement et des dépenses liées (énergie …) ou des contraintes de mobilité.

Enfin, l'association insiste sur la nécessité que les aides soient mieux sollicitées (diminution du non-recours) et que leur champ soit élargi, notamment aux jeunes. En conséquence, il est impossible que cela ne se conçoive à budget constant ce qui aurait pour conséquence d’aggraver plus encore la pauvreté. Les élus des grandes villes et agglomérations savent que les arbitrages sont complexes et ne relèvent pas de la seule volonté des acteurs. Le sentiment d’un travail en commun est cependant réel. Il se renforcera avec la nouvelle concertation sur le futur Service Unique de l’Insertion, qui s’engage le 16 septembre.