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Education et petite enfance
Solidarités

Retour à l’école : une reprise réalisée dans de bonnes conditions, gérée par les collectivités

04/06/2020

La crise a mis en évidence l’efficacité des partenariats. La confiance à l’égard des territoires a été salutaire.

Depuis le tout début de la crise, les collectivités ont permis de maintenir l’accueil des enfants dits « prioritaires ». Durant plusieurs semaines, cette mise en œuvre s’est faite sans réelles consignes sanitaires, sans matériel, parfois mêmes, avec des instructions contradictoires de la part de l’Etat. Mais la responsabilité des élus, la disponibilité et le professionnalisme des agents territoriaux ont permis ces accueils, sans conséquence pour la santé des enfants ou de leur famille.

Dès le 15 mai, c’est fort de ce savoir-faire que France urbaine a proposé que les protocoles sanitaires soient opérationnels et n’ajoutent ni inquiétude, ni surenchère. Il n’en a malheureusement rien été. Depuis plusieurs semaines, lorsque les collectivités urbaines pouvaient accueillir 12 à 15 enfants dans les classes, il n’y en a parfois eu que 2 ou 3. Dans les villes ou les quartiers dans lesquels l’inquiétude liée au risque d’élèves « décrocheurs » est très importante, le taux de retour à l’école est inférieur à 5%. Il serait de ce fait justifié que ce protocole évolue dès à présent, le retour à l’école n’ayant pas eu d’impact sanitaire grave.
 
2S2C : des conditions à réunir pour assurer son efficacité
 
Dès l’annonce du déconfinement, France urbaine a proposé un temps périscolaire complémentaire lorsque l’enfant ne peut être accueilli en classe. Cette proposition est devenue, à l’initiative du ministère de l’Education nationale et de la Jeunesse, du temps « 2S2C » (Sportif, Social, Culturel, Civique). France urbaine ne s’oppose pas à cette formulation de « 2S2C » plutôt que celle de « périscolaire » initialement proposée, seulement si les conditions liées aux locaux, aux conditions d’accueil, aux transports et au personnel sont réunies.
Ce dispositif se met progressivement en œuvre, plus lentement que ce qui aurait pu être souhaité. Afin que l’Etat prenne en compte les remarques, les inquiétudes et les propositions des collectivités, France urbaine a réuni l’ensemble de ses collectivités membres ainsi que  les représentants du Ministère. Pas moins de 75 élus et directeurs ont pu ainsi faire part de leurs incompréhensions face à un dispositif qui n’a pas été concerté et dont les modalités « d’instructions descendantes » étaient inadaptées à l’indispensable partenariat en ce domaine.

Ces échanges étaient d’autant plus nécessaires que la reprise prévue mi-juin, une bonne gestion des vacances de l’été à venir et la rentrée de septembre relèvent d’une même exigence. Le travail déjà mené collectivement sera utile en septembre alors que la crise ne sera pas résorbée. Mais le fonctionnement « en silos » aura les mêmes effets négatifs durant la période estivale que ceux déplorés aujourd’hui.
 
France urbaine, force de proposition pour anticiper la période estivale
 
La pandémie de Covid-19 a fait apparaitre de nouveaux enjeux, que les territoires urbains comme ruraux ont su assumer au quotidien. La crise a mis en évidence l’efficacité des partenariats. La confiance à l’égard des territoires a été salutaire.

Afin d’éviter l’opposition stérile pour l’été entre les vacances apprenantes et les séjours de loisirs, France urbaine met dès à présent en œuvre les conditions d’un été réussi pour les enfants, les jeunes, les familles dans les villes et les quartiers. France urbaine a ainsi soumis le 3 juin, 17 propositions (solidarités, politique de la ville, éducation, tourisme, culture, sport, sécurité…) qui ont vocation à être alimentées par les différentes parties prenantes du webinaire organisé le 9 juin prochain par l’association.