Nathalie Appéré, maire de Rennes

Nathalie
Appéré
maire de Rennes

Dix mois se sont écoulés depuis votre élection. Quel premier bilan tirez-vous?

Ces dix mois ont été très intenses. J’ai voulu les consacrer totalement à la bataille de l’emploi.

Avec Emmanuel Couet, le président de Rennes Métropole, nous avons décidé de préserver un très haut niveau d’investissements publics. Nous prenons bien sûr notre part au redressement des comptes publics et son corolaire de baisse des dotations par un effort sans précédent de maîtrise de nos dépenses de fonctionnement. Nous pouvons ainsi continuer à injecter, dans notre tissu économique local, plus de deux milliards d’euros jusqu’en 2020, principalement pour construire notre seconde ligne de métro. Je crois que c’est un record pour les territoires de notre taille.

Aux côtés des chantiers urbains, nous avons aussi lancé de nombreux chantiers humains. L’actualité dramatique renforce encore notre volonté d’agir pour la cohésion républicaine. Avec la Fabrique citoyenne de Rennes, nous avons multiplié les débats, les ateliers, les concertations, pour aboutir à une Charte de la démocratie locale. Elle sera notre feuille de route pour revivifier, tout au long du mandat, la vie démocratique rennaise.

Quelles sont vos priorités de mandat ?

Je veux impulser un nouveau défi rennais. Ouvrir un nouveau cycle de la ville. Le statut de métropole nous y encourage.

Nous lançons des chantiers qui, d’ici la fin du mandat, auront changé le visage de Rennes. Une nouvelle ligne de métro, je l’ai dit, une Cité internationale des étudiants-chercheurs, un Centre des congrès et EuroRennes, notre nouveau quartier de la gare, relié en moins d’une heure et demie de Paris.

Mais le nouveau défi rennais, au-delà de notre attractivité, c’est aussi une attention constante à l’égalité. J’en fais le fil rouge de toutes nos interventions. Nous rénoverons des quartiers d’intérêt national, pour un budget de 400 millions d’euros en dix ans. Nous renforcerons aussi nos interventions éducatives. En matière de logement, nous prévoyons un niveau de construction très élevé, pour accueillir de nouvelles familles.

Quelle peut être votre implication à l'AMGVF, notamment dans le cadre de la Commission Urbanisme, logement et déplacements que vous présidez ?

Nos échanges au sein de cette association sont autant d’occasions de revenir sur les enjeux communs comme sur les expériences réussies de nos villes. Ces travaux sont évidemment très précieux pour l’exercice quotidien de nos mandats.

Je souhaite que les réunions de la Commission que je préside nous permettent de reproduire ce dialogue et d’approfondir collectivement les sujets de préoccupation des élus urbains, dans les domaines qui nous intéressent.

Dans le grand mouvement de réforme territoriale que notre pays attendait depuis longtemps, et qui porte tant d’enjeux pour nos collectivités, la voix des maires des grandes villes doit être aussi forte qu’ambitieuse.