Arnaud Robinet, maire de Reims

Arnaud Robinet
Arnaud
Robinet
Député-Maire de Reims

1 - Dix mois se sont écoulés depuis votre élection. Quel premier bilan tirez-vous ?

Le mandat de maire demande beaucoup d’humilité, mais le mandat de maire est aussi le plus beau. C’est une manière de faire de la politique au sens le plus pur du terme, votre action a un impact quotidien sur la vie de la cité, vous pouvez prendre des décisions utiles pour vos concitoyens et en voir la réalisation rapidement. C’est un mandat où, plus que pour aucun autre, la relation de proximité est vitale en même temps que la responsabilité de construire l’avenir de la collectivité par des projets structurants.

2 - Quels sont les investissements prochains pour la ville de Reims ?

Nous avons été élus sur un programme d’investissements de grande ampleur. A l’heure où les budgets des collectivités sont de plus en contraints, conserver un haut niveau d’investissement est primordial. Pour Reims, ceux-ci sont matérialisés par la construction d’un complexe aqualudique de grande ampleur. Au-delà, ce complexe va s’inscrire dans un vaste programme de réaménagement d’un secteur qui fait le lien entre le nord de la ville de Reims et son centre-ville, un projet qui inclut la construction d’un pôle multimodal de transports et la mise en valeur des promenades existantes.

En parallèle, nous portons également un projet de réhabilitation-extension par phase du Musée des Beaux-Arts actuel ainsi que la création d’un espace dédié l’accueil de la collection Foujita.

Nous avons également lancé la réflexion et les premières études autour des différentes maisons de quartier afin de moderniser et transformer ces structures pour en faire des lieux de rencontre et d’insertion en lien avec le tissu associatif.

3 - Quel peut être l’impact de la réforme territoriale pour Reims ?

La grande région Est a aujourd’hui la taille de la Belgique mais on en ignore toujours les compétences. Devant le doute que suscite encore la future organisation, l’intérêt pour Reims est

porte d’entrée Est du Grand Paris, cette position est d’autant mieux fondée que Reims est à 40 minutes de Paris en TGV.

C’est notre seule solution pour maintenir notre position dans ce nouvel ensemble. C’est dans la même optique que nous devons travailler dans un avenir proche à un rapprochement entre Reims, Châlons-en-Champagne et Epernay dans le cadre d’un « G3 » entre nos villes. Les discussions entre nos exécutifs sont d’ailleurs lancées.