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Sport
Finances et Fiscalité

PLF 2020 : France urbaine auditionnée sur les crédits budgétaires de la mission « Sport, jeunesse et vie associative »

23/10/2019

Plusieurs associations d’élus dont France urbaine ont été auditionnées par Régis Juanico, député de la Loire et rapporteur pour avis sur le sujet.
 

Régis Juanico, député de la Loire et rapporteur pour avis, au nom de la commission des Affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale, des crédits budgétaires de la mission « Sport, jeunesse et vie associative » du PLF pour 2020 auditionnait, le 22 octobre 2019, plusieurs associations d’élus dont France urbaine.

Un budget sport en demi-teinte et des inquiétudes pour les JOP 2024

L’occasion de revenir sur les budgets alloués aux sports pour tous et sport de haut niveau/haute performance, dans le cadre en particulier de la création de l’Agence nationale du sport (ANS) cette année. Si France urbaine se félicite de la hausse faciale de près de 10% pour 2020 du budget des moyens d’intervention du ministère des sports (hors masse salariale des agents de l’administration centrale et des services déconcentrés), il convient toutefois de rappeler que cette hausse, bienvenue à quatre ans des Jeux olympiques et paralympiques de Paris, intervient après deux baisses successives.

Rappelons aussi que la hausse du budget du ministère des sports est due largement au doublement de l’enveloppe versée à la Société de livraison des ouvrages olympiques (dit Solidéo). Concernant l’ANS, il est surprenant de constater que son budget pour 2020 est en légère baisse, passant de 291 millions d’euros en 2019 à 284 millions d’euros l’an prochain.
Des inquiétudes se manifestent sur les territoires au regard de la montée en puissance trop lente et du caractère technocratique de l’ANS, alors qu’un soutien fort aux équipements structurants (parfois vieillissants) du bloc local mériterait d’être apporté. Malgré le plan aquatique annoncé par la ministre, il manquerait aujourd’hui plus de 4 000 maîtres-nageurs, alors que des piscines implantées dans des villes populaires menacent de fermer. La baisse des emplois aidés depuis 2017 a eu des répercussions fortes sur un certain nombre de clubs et associations. Enfin, les retards d’agrément concernant les centres de préparation aux Jeux (CPJ) ont été aussi pointés, alors que des délégations étrangères visitent déjà certains sites en France, pour y installer leur centre d’entraînement.

France urbaine rappelle sa contribution sur l’organisation territoriale du sport

Pour ce qui est des conférences régionales du sport, France urbaine a rappelé son adhésion au principe d’une absence de chef de filât d’un niveau de collectivité sur une autre. De fait, l’existence de conférences régionales du sport, comme cela prévaut déjà dans la région Grand Est, n’emporte pas une quelconque tutelle de la région sur les départements ou les villes et intercommunalités.

Dans sa contribution parue avant l’été et adressée à tous les parlementaires, France urbaine appelle de ses vœux une présidence tournante tous les deux ans assurée par un élu. Nul ne conteste plus cette idée aujourd’hui, sauf qu’il ne s’agit pas d’avoir une tutelle des préfets de région sur les décisions des conférences régionales du sport. En d’autres termes, pour que les conférences régionales du sport soient demain opérationnelles, efficaces et agiles, il importera de transférer les moyens de l’Etat aux collectivités compétentes en matière de financement du sport dans ses différentes dimensions (sport/santé, sport sur ordonnances, sport/handicap, sport/insertion, etc). Sans quoi les conférences du sport, séduisantes sur le papier risquent de devenir des coquilles vides, lieux d’échanges et de débats mais sans moyens.

A noter que France urbaine réunira sa prochaine Commission Sport le 31 octobre, à Nice. Au programme notamment : l’organisation territoriale du sport bien sûr mais aussi les enjeux de développement durable liés à l’organisation des manifestations sportives.