Share
Stratégies alimentaires territoriales

Montpellier : les premières Assises Territoriales de la transition agro-écologique et de l’alimentation durable

07/02/2019

Une première édition réussie ! Plus de 500 participants se sont retrouvés à Montpellier pour les premières assises de la transition agro-écologique et de l’alimentation durable dont France urbaine était partenaire.
Organisées par la métropole de Montpellier, sous le patronage du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation et en partenariat avec Agropolis International, le CNFPT et l’association Terres en villes, ces premières assises ont marqué une nouvelle étape dans la mobilisation des territoires en faveur d’une transition.
 

Education, emploi, développement durable, santé, urbanisme, citoyenneté, filières alimentaires, autant de sujets qui ont été abordés durant ces assises. Avec 31 ateliers participatifs, des témoignages d’experts ou encore l’intervention de représentants de villes étrangères (Montréal, Turin, Genève), cette première édition a permis de traiter l’ensemble des enjeux d’une transition agro-écologique et d’un système alimentaire territorial durable en rappelant, tout au long de ces deux journées, le rôle précurseur des collectivités et des acteurs locaux pour qu’émerge un nouveau modèle de production et de consommation. 

France urbaine et ses actions en faveur de la transition agro-écologique
Les assises de Montpellier ont été l’occasion, pour France urbaine, de présenter ses travaux sur le thème des stratégies alimentaires territoriales et de rappeler les différentes étapes qui ont marqué, depuis 2017, la mobilisation des grandes villes et métropoles.  
 

  1. Une publication qui dresse un panorama des initiatives locales 
La  publication «  Villes, agriculture et alimentation : expériences françaises », fin 2017, à laquelle ont contribué 36 membres de l’Association a été le point de départ des travaux de France urbaine sur le thème de la transition alimentaire.
L’urbanisation, la démographie, la raréfaction des ressources, les scandales sanitaires, les nouvelles attentes citoyennes sont autant de facteurs qui interrogent le système alimentaire actuel.  Conscientes des enjeux en présence, les collectivités françaises se mobilisent depuis plusieurs années en repensant leurs stratégies alimentaires et en développant et soutenant des projets innovants sur leurs territoires et qui participent directement à l’émergence de nouveaux modèles de production et de consommation alimentaire.  Devant ce foisonnement d’initiatives et compte tenu des  enjeux en présence, France urbaine a sollicité ses membres pour dresser un panorama des initiatives locales en matière d’alimentation et d’agriculture.
 
  1. Un groupe projet «  Stratégies alimentaires territoriales »  pour consolider une dynamique collective
Partant du constat que les collectivités et en particulier les grandes villes et les métropoles sont des acteurs clés de la transition du système alimentaire, les membres de France urbaine ont collectivement acté la nécessité de se regrouper au sein d’une instance commune pour poursuivre leurs travaux et  peser davantage dans le débat public.  Ainsi, le groupe « Stratégies alimentaires territoriales » de France urbaine, qui rassemble des élus et des techniciens, s’est fixé 4 priorités de travail lors de sa création fin janvier 2018 :
  • la défense des intérêts des collectivités dans le cadre de l’élaboration des normes nationales ;
  • Le partage d’information et d’expériences entre membres ;
  • la valorisation des actions des collectivités urbaines à l’international ;
  • La construction d’un plaidoyer, en lien avec l’ensemble des acteurs concernés, en faveur des territoires sur la scène internationale.
  1. Déclaration de France urbaine pour une transition en faveur d’une alimentation durable, responsable et solidaire
Fin décembre 2018, 75 membres de France urbaine ont signé la déclaration de France urbaine « Pour une transition en faveur d’une alimentation durable, responsable et solidaire ».  
Ce texte, qui sera diffusé dans les prochains jours est le fruit d’un travail mené au sein du groupe « Stratégies alimentaires territoriales ». Il vise d’abord à créer un mouvement collectif en faveur de la consolidation de nouveaux modèles de production et de  consommation alimentaire. Il comprend une série d’engagement tant au niveau local qu’au niveau international afin d’accélérer le mouvement de transition en cours.
Comme cela a été rappelé lors des assises, la déclaration de France urbaine permet de fédérer les élus de grandes villes et métropoles françaises autour d’un discours commun et d’adresser un message politique à l’ensemble des décideurs ainsi qu’à la société civile : il s’agit de rappeler que les collectivités agissent déjà localement et que l’urgence de la transition alimentaire dépasse les clivages politiques traditionnels.
France urbaine poursuivra ces prochains mois sa mobilisation afin de décliner les engagements de la déclaration et de nouer des alliances avec les associations d’élus et les réseaux français et internationaux qui partagent la même volonté de transformation du modèle agricole et alimentaire.

Un déficit de plaidoyer à l’international
Comme cela a été rappelé par plusieurs intervenants lors des assises, il existe aujourd’hui un décalage entre la capacité des acteurs privés à se mobiliser et à influencer le système alimentaire d’une part,  et, les collectivités qui, à l’échelle européenne et internationale, peinent à se faire entendre pour promouvoir un système alimentaire et agricole territorialisé. Un plaidoyer commun doit être porté dans les processus de négociations européennes et internationales et s’installer au cœur des organisations internationales pour participer à la reconfiguration du système alimentaire. Cette démarche, pour être efficace, doit rassembler largement les acteurs de la transition au premier rang desquels les collectivités locales et les associations qui les représentent.   

Montpellier : un territoire engagé  dans une politique de transition agroecologique et alimentaire
Comme l’a rappelé Mylène Fourcade, vice-présidente déléguée à l’agro-écologie et à l’alimentation à la métropole de Montpellier dans son discours d’ouverture, Montpellier Méditerranée Métropolimpulse, depuis 2015, son projet de métropole autour de sept piliers dont l’agroécologie et l’alimentation. C’est dans ce cadre que la métropole a engagé une véritable démarche collaborative d’élaboration de cette politique agro-écologique et alimentaire ambitieuse dont l‘un des objectifs vise à offrir une alimentation saine et locale au plus grand nombre. Dotée d’un pôle de recherche agronomique de rayonnement mondial, avec 2700 chercheurs et enseignants, Montpellier est aujourd’hui l’une des villes les plus en pointe sur les questions de transition agro-écologique. Résolue à inscrire dans la durée cette politique, la métropole a  été l’une des premières villes françaises à signer, en 2015, à Milan, le Pacte des politiques alimentaires urbaines. La métropole a d’ailleurs été choisie pour accueillir, en octobre prochain, la réunion des 179 villes signataires du Pacte de Milan.