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Politique de la ville
Solidarités

Malgré des moyens financiers supplémentaires, le projet social et solidaire du Gouvernement reste flou

08/10/2020

France urbaine a été auditionnée par Jean-Luc Lagleize, sur les programmes budgétaires afférents à la politique de la ville, dans le cadre de l’examen à venir du PLF pour 2021.

France urbaine a été auditionnée, le 6 octobre 2020, par le député de Haute-Garonne, Jean-Luc Lagleize, rapporteur pour avis de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale, sur les programmes budgétaires afférents à la politique de la ville, dans le cadre de l’examen à venir par l’Assemblée nationale du projet de loi de finances (PLF) pour 2021.
 
Des moyens supplémentaires bienvenus pour la politique de la ville
 
L’occasion pour France urbaine de saluer les moyens supplémentaires dédiés à la politique de la ville prévus dans le PLF 2021. Doté à  ce stade de 515 millions d’euros (BOP 147), le budget est en hausse de 46 millions, par rapport aux autorisations d’engagement (AE) de la loi de finances 2020. 
 
Financements supplémentaires de postes d’adultes-relais, soutien renouvelé aux cités éducatives…en attendant les futures cités de l’emploi, augmentation de la DSU : autant de signaux qui attestent d’une prise en compte d’une partie des besoins des quartiers populaires.
 
Une ambition sociale difficilement identifiable
 
Toutefois, force est de constater qu’il est difficile d’identifier le projet social et solidaire que le gouvernement souhaite décliner et porter dans les prochains mois, auprès des territoires et populations les plus fragiles. Si la nouvelle ministre déléguée à la Ville Nadia Hai a indiqué vouloir mettre l’accent sur l’emploi, l’éducation et le renouvellement urbain, il reste encore des incertitudes sur la relance effective des chantiers portés par l’Agence nationale de la rénovation urbaine (ANRU), alors que le coût des opérations a augmenté avec la crise sanitaire et que bailleurs sociaux et collectivités sont de plus en plus sollicités pour boucler les programmes.
 
La sécurité reste, par ailleurs, un sujet de préoccupation pour nombre d’élus, de familles et d’habitants confrontés à une montée des incivilités et des trafics de toute nature. Enfin, dans le plan de relance récemment présenté par le gouvernement, l’axe solidarité manque à l’évidence de substance, d’ambition et de propositions opérationnelles, alors qu’avec la crise économique et sociale qui vient, la pauvreté devrait très significativement augmenter, parallèlement à la courbe du chômage et des faillites d’entreprises.