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Cohésion territoriale

#JNFUToulouse2019 - Retour sur l’atelier « Résilience et alliance des territoires »

16/04/2019
Photo Frederic Maligne

Revivez l’atelier « Résilience et alliance des territoires », proposé dans le cadre des Journées Nationales de France urbaine, les 28 et 29 mars derniers.

L’atelier « Résilience et alliance des territoires », proposé dans le cadre des cycles d’ateliers du 28 mars à Toulouse, présentait la particularité d’être le fruit d’une « co-production » entre France urbaine et la plate-forme d’observation des projets et stratégie urbaines POPSU-MétropolesMarie-Christine Jaillet, vice-présidente recherche de l’Université Toulouse Jean-Jaurès et responsable scientifique du programme POPSU Métropoles en a, à ce titre, assuré l’animation, en ayant la préoccupation de croiser préoccupations et expériences des intervenants élus (Olivier Carré, président d’Orléans Métropole et maire d’Orléans, Frédéric Sanchez, président de Rouen Normandie Métropole et maire de Petit Quevilly, Yannik Ollivier, vice-président de Grenoble Alpes Métropole délégué à l’aménagement du territoire, aux risques majeurs et au projet métropolitain, et maire de Saint-Martin-le-Vinoux) et analyses et expertises des intervenantes universitaires (Magali Talandier, Professeure à l’Université Grenoble Alpes, responsable scientifique de la plateforme POPSU de Grenoble Alpes Métropole, Christine Voiron, Professeure à l’université de Nice Sophia-Antipolis, responsable scientifique de la plateforme POPSU de Nice Métropole).

Un double constat a constitué le point de départ de l’atelier :

  • la montée en puissance de l’idée de résilience est à mettre en parallèle avec le besoin de changement des modes d’organisation spatiale de la société afin de répondre aux crises environnementales, sociales, économiques et politiques ;
  • les chercheurs observent que les systèmes les plus résilients sont ceux dans lesquels la diversité des composants est forte et dans lesquels ces composants sont connectés les uns aux autres jusqu’à former des réseaux multi-échelles et décentralisés (de ce fait, l’hypothèse est que l’alliance des territoires, c’est-à-dire la mise en œuvre de solidarités entre territoires en cœur d’agglomération et territoires tiers, peut permettre de mieux anticiper et résister aux crises).

Parmi les interrogations qui ont constituées le fil rouge de l’atelier on peut retenir :

  • dans quelle mesure, pour créer les conditions du rebond, pour penser une stratégie de résilience, est-il nécessaire d’avoir une coordination des acteurs à différentes échelles ?
  • a contrario, peut-on considérer que la faiblesse d’articulation entre les espaces intra-métropolitaine et avec les territoires non métropolitains constituent des entraves au processus de résilience ?

L’enregistrement de l’atelier permettra d’avoir accès à l’ensemble des présentations, lesquelles se sont succédées en 5 temps :
 
1- Christine Voiron, s’appuyant notamment sur le programme de recherche-action POPSU développé à Nice, a expliqué et illustré comment le concept de résilience des territoires s’était progressivement épanoui au fil de la survenance d’aléas naturels, mais aussi technologiques, économiques et politiques.
 
2- Olivier Carré a, au prisme de la problématique de l’exposition au risque d’inondations du territoire d’Orléans, démontré que si la résilience se jouait en local, c’était néanmoins à une échelle qui n’était pas seulement celle de la proximité immédiate : « la question est de savoir comment l’on fait jouer toutes les échelles, de façon à, à la fois, prévenir le risque, le contenir, et faire en sorte que l’on ait ce fameux facteur de résilience ».
 
3- Frédéric Sanchez a présenté « l’accord de Rouen », déclinaison locale de l’accord de Paris sur le climat, et a expliqué que la résilience devait désormais être au cœur de la réflexion et de l’action sur le développement urbain.
 
4- Yannik Ollivier a développé son propos en écho à celui du président de la métropole de Rouen, en rappelant que la PLU-i de la métropole de Grenoble, lequel doit être arrêté d’ici la fin de l’année, « avait comme ADN risque et résilience ».
 
5- Magali Talandier a fondé son intervention sur l’idée que « construire et accompagner la résilience des métropoles dans leur environnement pourrait se structurer au moins autour de trois défis majeurs : le changement de modèle économique, la prise en compte des ressources et matérialité écologiques et, enfin, l’hospitalité ». De façon concrète, son intervention a bénéficié des premiers enseignements du programme de recherche-action POPSU développé à Grenoble.
 
Pour aller plus loin :
 

Résilience des métropoles, le renouvellement des modèles. Conférence prononcée lors de l’atelier Résilience et alliance des territoires des 3èmes journées nationales de France urbaine, le 28 mars 2019 à Toulouse.

 
 

 

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