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Urbanisme et logement

Instruction des dossiers : France urbaine et l’AdCF demandent à l’ANRU de faire évoluer sa doctrine

05/05/2020

Avec la crise sanitaire, il est nécessaire de faire évoluer la doctrine de l’ANRU, dans le cadre de l’instruction des dossiers en cours et à venir.

Alors que la France vit une crise sanitaire sans précédent, avec d’ores et déjà des impacts économiques et sociaux d’ampleur, France urbaine et l’AdCF ont adressé un courrier le 29 avril à Olivier Klein, président de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) afin d’insister sur la nécessité de faire évoluer en conséquence la doctrine de l’Agence, dans le cadre de l’instruction des dossiers en cours et à venir.
 
Les mesures d’accompagnement des collectivités recensées bientôt dans un guide ?
 
Invité de la visioconférence organisée le 22 avril dernier, le directeur général de l’ANRU Nicolas Grivel a été à l’écoute des remarques et inquiétudes des maires et présidents d’EPCI. Dans cette suite et après plusieurs interpellations convergentes de leurs adhérents, France urbaine et l’AdCF souhaitent que l’ANRU puisse faire connaître, dans un guide ou memento ad hoc, les mesures d’accompagnement des collectivités et des bailleurs sociaux qu’elle entend prendre dans les prochaine semaines.
A l’évidence, agilité et souplesse doivent être les principes qui guideront les services de l’Agence dans l’examen et l’instruction des dossiers, tant en termes de calendriers que de revues de projets et de plannings de financements. Dans ce cadre, il paraît important de solder dans les meilleurs délais les crédits au titre du PNRU 1 et d’engager rapidement les versements, en application des décisions prises ces derniers mois en comités d’engagement (CE). France urbaine salue en ce sens la mise à disposition par l’ANRU d’une FAQ ce 7 mai à même de répondre aux principales interrogations des collectivités sur le calendrier, les projets et les financements des programmes.

Les surcoûts des opérations, l’autre préoccupation des élus
 
La question des surcoûts des opérations est également un sujet de préoccupation pour les élus et techniciens des grandes villes, communautés et métropoles. Les surcoûts engendrés par la crise du Covid-19 pour les entreprises et les collectivités vont en effet être importants : ils sont estimés, selon les territoires, entre 10 et 25%.
L'ANRU ne peut laisser les collectivités et les organismes HLM supporter seuls ces majorations de dépenses qui vont amputer leurs capacités financières, au risque de retarder la réalisation des opérations sur le terrain. L'annonce dès à présent, par l'Agence, de la mise à l'étude de modalités de soutien est particulièrement attendue.
 
Les chantiers ANRU, une priorité pour la reprise et la relance de l’activité
 
Enfin, pour Jean-Luc Moudenc, président de France urbaine et Jean-Luc Rigaut, président de l’AdCF, « il est essentiel, pour les habitants des quartiers, de faire des chantiers ANRU une priorité pour la reprise et la relance de l’activité ». Dès que la situation sanitaire permettra des interventions en toute sécurité, il est ainsi fondamental que les chantiers reprennent, au bénéfice des territoires mais aussi de l’emploi local, via la filière du bâtiment et travaux publics (BTP). Il s’agit là d’un vecteur stratégique de reprise pour le pays et, le moment venu, les collectivités répondront présentes pour accompagner cette dynamique.

 

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