Share
Mobilités
Environnement

Ihédate : découvrez le programme des deux cycles à venir !

18/07/2019

L’Ihédate lance deux cycles thématiques à venir : l'un sur les mobilités, l'autre sur l'impératif écologique.

L’Institut des hautes études d’aménagement des territoires (Ihédate), créé en 1999, s’adresse à des professionnels confirmés - élus, responsables d’entreprises, acteurs sociaux et associatifs, journalistes, fonctionnaires d’Etat et de collectivités territoriales. Sa formation offre un espace de compréhension et de dialogue entre les différentes cultures professionnelles des acteurs qui concourent au développement des territoires.

Dans cette démarche, l’Ihédate lance deux cycles thématiques à venir :

Cycle "Territoires et mobilités" :

Ce cycle thématique vise à articuler les problématiques de l’innovation dans les mobilités à celles de l’aménagement des territoires. Ce programme est organisé avec le soutien de France Mobilités. Son objectif est de créer une culture commune entre des acteurs venus d’horizons professionnels différents, mais appelés à travailler ensemble pour améliorer les mobilités, à diverses échelles.

Le cycle propose une approche systémique des mobilités des personnes comme des biens, en mettant l‘accent sur leur dimension territoriale, c’est-à-dire en explorant les liens réciproques entre aménagement et gestion des territoires d’un côté, pratiques et politiques de mobilité de l’autre. Dans le nouveau cadre créé par la LOM, il s’agira de déployer la variété des innovations, techniques mais aussi organisationnelles et servicielles, émergeant dans le champ des mobilités et d’identifier les opportunités et les risques que ces innovations créent pour les territoires, dans leur diversité. L’urgence écologique, les changements dans les attentes sociétales et les technologies numériques créent un contexte d’exigences et d’incertitudes qui exclut toute solution-miracle (notamment technologique). Ce contexte appelle une posture d’ouverture et d’expérimentation, dont le cycle se fera l’écho.

Alors que le mouvement social de 2018 a accéléré la prise de conscience des inégalités socio-spatiales qui découlent directement des conditions d’accessibilité offertes sur les territoires, la question de la valorisation sociale et culturelle des mobilités sera posée. Car l’appréciation globalement positive du mouvement, de la fluidité et de la vitesse ne va plus de soi. Elle divise la société, comme en témoigne par exemple la multiplication des conflits autour des grands projets d’infrastructure. Si la mobilité est généralement considérée comme un droit, étant la condition d’accès à la plupart des activités sociales, comment gérer la tension entre ce droit et l’urgence écologique ? Quel sera son impact sur les dynamiques et les divisions territoriales ?

Cycle annuel 2020 « Les territoires et l’impératif écologique : échelles et interdépendances » :

La transition écologique a constitué, après la fiscalité, le deuxième sujet le plus présent dans le grand débat, alors même que les jeunes, les plus mobilisés sur ce thème, n’y ont guère participé. On ne risque pas de se tromper en prédisant que les questions du climat et de la biodiversité, devenues concrètement sensibles pour les gens, vont fortement monter dans l’agenda des politiques publiques locales.

D’ores et déjà, les territoires fourmillent de projets autour de thématiques comme l’économie circulaire, les circuits courts de diverses natures (alimentaires, énergétiques), le métabolisme urbain et territorial. Une grande question se pose, à laquelle ce cycle essaiera de contribuer : c’est celle des échelles territoriales pertinentes d’analyse, de mise en débat, et de réponses aux défis environnementaux. Le local apparaît de plus en plus comme un échelon essentiel de prise de conscience et de mobilisation autour des sujets environnementaux. Mais les phénomènes physiques sous-jacents sont essentiellement globaux (climat, biodiversité) et les problèmes à traiter se laissent rarement enfermer dans les périmètres limités de la gestion territoriale. Autant que le recentrage sur le local, les défis urgents de la transition écologique devraient donc mobiliser les interdépendances entre territoires, et susciter des politiques coopératives, à l’échelle infranationale comme à l’échelle supranationale. Et ceci ne vaut pas seulement pour la dimension « technique » des problèmes, mais aussi pour la dimension sociale et politique : qui décide pour qui, qui paie pour qui, comment concilier efficacité et justice sociale, comment gérer les inévitables conflits suscités par le changement, comment s’appuyer sur des dynamiques sociales concrètes et pas seulement sur des visions d’expert ?

L’Ihédate consacre son cycle 2020 à explorer cette question des échelles et des interdépendances, pour laquelle nous manquons de repères pratiques, mais aussi conceptuels. Une attention particulière sera portée à l’articulation des différents leviers de la transition : l’expertise scientifique (qui la produit, dans quelles conditions ?) ; la mise en débat (comment construire les choix dans un cadre démocratique ) ; l’évolution des comportements et des pratiques de consommation (quels en sont les moteurs et les limites ?) ; les avancées technologiques (jusqu’où peut-on parier sur elles?) ; les modèles économiques et bien sûr les modes d’action publique (comment articuler les régulations fiscales, réglementaires et normatives, les actions locales, les actions coopératives multi-locales ?).