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Santé

André Rossinot insiste sur la situation de l’hôpital public

21/11/2019

André Rossinot, président de la Métropole du Grand Nancy, secrétaire général de France urbaine, représentait France urbaine à la réunion du groupe « Contact Ma Santé 2022 » du 12 novembre.

André Rossinot représentait France urbaine lors de la réunion du groupe « Contact Ma Santé 2022 » du 12 novembre, à l’avant-veille de la mobilisation nationale des professionnels et étudiants en santé du 14 novembre 2019.
Dans un contexte de mise en tension de l’hôpital public, André Rossinot a rappelé la nécessité d’apporter des réponses claires, fortes et rapides à la crise des urgences, afin de pouvoir continuer à avancer sur la structuration d’un parcours sanitaire global et cohérent de l’usager.
 
Un message réaffirmé par le président de la Métropole du Grand Nancy dans un courrier au Président de la République : « il faut absolument sortir le dossier Hôpital de toute urgence et au bon niveau, avant l’amalgame avec les dossiers à venir ».
 
Une résolution qui passera nécessairement par un lien renforcé avec les territoires et les élus. « Pour garantir l’égalité républicaine en matière d’accès aux soins », André Rossinot a rappelé la nécessité, et l’urgence, de « généraliser les « contrats locaux de santé (CLS) » sur l’ensemble du territoire national ». Face aux besoins de nos concitoyens, « il faut avoir des solutions différenciées, interactives et contractuelles avec les territoires » et de rappeler la contribution commune de France urbaine et l’AdCF, en lien avec la FNAU et l’ANPP sur le sujet.
 
Un plan « Investir pour l’hôpital » autour de trois axes
Dans cette suite, le Gouvernement a annoncé, le 20 novembre 2019, les grands axes du Plan « Investir pour l’Hôpital » : 1,5 milliard d’euros de financement supplémentaires sur la période 2020-2022 (par augmentation de l’ONDAM de 2.1 à 2.4%), ainsi que la reprise – sur la même période – de 10 milliards de dette hospitalière par l’Etat.
 

  1. Renforcer l’attractivité des métiers et fidéliser les soignants, via notamment l’instauration de nouvelles primes à destination des personnels soignants ;
  2. Lever les blocages de l’hôpital public, via notamment une gouvernance aménagée et la levée d’un certain nombre de freins administratifs ;
  3. Réinvestir dans l’hôpital en lui donnant des moyens nouveaux et de la visibilité dans le temps, via notamment la reprise par l’Etat de 10 milliards d’euros de dette hospitalière.

France urbaine Hebdo reviendra dans un prochain numéro sur les contenus et conséquences de ces annonces.