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Sport

Adaptations aux mesures sanitaires et vives critiques du COJOP en toile de fond de la commission "Sport"

01/10/2020

Le 30 septembre 2020, France urbaine a réuni sa commission "Sport" afin d’échanger sur les dernières annonces sanitaires et sur la difficulté récurrente de dialoguer avec le COJOP.

Le 30 septembre dernier, France urbaine a réuni, en format visioconférence, sa commission sport afin d’échanger sur l’adaptation des grandes villes et métropoles aux dernières annonces sanitaires. L’occasion d’échanger aussi sur la difficulté récurrente de dialoguer avec le Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques (COJOP), à quatre ans des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024...

Des villes et métropoles contraintes de s’adapter aux nouvelles mesures sanitaires

Abaissement de la jauge de 5 000 à 1 000 personnes pour les grands rassemblements dans les zones d’alerte renforcée, fermeture des établissements recevant du public (ERP) dans ces mêmes zones, fermeture de gymnases et de piscines… Plusieurs annonces sanitaires ont directement concerné le monde du sport ces derniers jours. Intervenues sans concertation ni véritable anticipation, elles ont obligé les grandes villes et métropoles – qui concentrent une majorité d’équipements sportifs – à s’adapter en un temps restreint.
Un tour de table a permis de relever les mesures prises dans les territoires : Montpellier Méditerranée Métropole maintient l’ouverture des gymnases pour les clubs et la fermeture des vestiaires collectifs, avec quelques ajustements. A Toulouse, les piscines sont ouvertes pour les clubs et les publics scolaires, avec des vestiaires collectifs fermés, tout comme à Tours et à Nantes, qui maintiennent les capacités d’accueil pour le sport scolaire. Des échanges sont par ailleurs engagés avec les préfets afin d’anticiper des mesures plus contraignantes et éviter les fermetures des ERP de façon unilatérale, comme à Reims.

Inquiétudes pour les clubs amateurs et professionnels

Si des avances sur subventions et d’autres dispositifs mis en place par les grandes villes et métropoles permettent à des associations et clubs sportifs de se maintenir et survivre, certaines collectivités craignent que la jauge réduite à 1 000 spectateurs n’aggrave la situation de certains clubs professionnels, pour qui la billetterie et l’achat de prestations représentent une part importante de leur budget global. 
Enfin, d’aucuns regrettent les effets d’annonces alarmistes qui se répercutent sur les clubs et la perte de licenciés qu’elles entrainent. Toutefois, des collectivités se veulent plus rassurantes, en avançant une relative stabilité du nombre de licenciés par rapport aux années précédentes. Rappelons que l’Agence nationale du sport entend mettre en place un dispositif favorisant le retour aux clubs et la prise de licences : la Métropole de Montpellier a du reste déjà mis en place le dispositif « Coup de pouce jeune » (50 euros pour une première adhésion associative) et enregistre à ce jour 1 500 demandes.  

Haro sur le COJOP

Les élus et techniciens ont, en outre, exprimé de nouveau leur mécontentement concernant l’absence de dialogue avec le Comité organisationnel des jeux olympiques et paralympiques (COJOP). Très actives en matière de politiques sportives, propriétaires et gestionnaires de la plupart des enceintes et infrastructures sportives nécessaires aux entraînements et grandes compétitions, les grandes villes et métropoles se sont, en grande majorité, positionnées pour être labellisées Terres de Jeux et devenir Centres de préparation aux jeux (CPJ).
En la matière, si des annonces sont prochainement attendues, les collectivités s’inquiètent de l’absence de feuille de route et plus largement du manque de liens et de concertation avec le COJOP. France urbaine va prochainement organiser un point d’échange entre ses adhérents et les représentants du COJOP.