Share
Europe et international

3e Assises franco-libanaise : La France et le Liban signent un protocole d’accord sur le soutien aux municipalités

24/09/2019

Les 3e Assises de la coopération décentralisée franco-libanaise se sont tenues à Carcassonne les 19 et 20 septembre.

Plus d’une centaine de participants ont répondu à l’invitation du conseil départemental de l’Aude, du Bureau technique des villes libanaises (BTVL) et de cités Unies France en prenant part, les 19 et 20 septembre, aux 3e Assises de la coopération décentralisée franco-libanaise, organisées à Carcassonne.
 
Une coopération de trente ans au service des territoires français et libanais
 
Avec plus de 90 partenariats noués en trente ans, communes, métropoles, intercommunalités, départements et régions n’ont cessé de développer leurs relations avec des municipalités et fédérations libanaises sur une diversité de thématiques : patrimoine, culture, éducation, santé, environnement, aménagements urbains, appui institutionnels sont autant de domaines d’intervention des collectivités.
 
Bien que les contextes politiques et institutionnels soient différents en France et au Liban, force est de constater que ces coopérations ont permis, au fil du temps, d’accompagner les collectivités locales libanaises, à travers un apport d’expertise et de savoir-faire, dans un processus de décentralisation alliant les dimensions opérationnelles et institutionnelles. Ces approches ont souvent permis de consolider la gouvernance locale et de développer de nouvelles approches de la gestion municipale.
 
Le soutien à la coopération franco-libanaise : une priorité pour France urbaine
 
Invitée à prendre la parole lors de la séquence plénière intitulée « Dynamisation des réseaux de coopération décentralisée à travers des réseaux de collectivités territoriales », France urbaine a pu rappeler la priorité donnée par les membres du bureau de l’association, au soutien de la coopération franco-libanaise. En effet, la convention de partenariat qui lie depuis deux ans France urbaine et le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, place le renforcement des relations franco-libanaises parmi les axes de travail prioritaires. Après avoir accueilli à Paris, en novembre 2017, une délégation d’une vingtaine d’élus libanais pour une matinée d’échanges et de travail sur le thème du développement durable en présence d’André Rossinot, Secrétaire général de France urbaine et président de la Métropole du Grand Nancy, France urbaine s’est rendue à Beyrouth, au Liban, du 6 au 8 septembre 2018, pour un séminaire de travail intitulé « Décentralisation, autonomie fiscale, lobbying : quel rôle pour les associations d’élus locaux ? ».
 
Un protocole d’accord sur le soutien aux municipalités signé
 
Parmi les temps forts des Assises, l’ouverture officielle et protocolaire a donné lieu à la signature d’un protocole d’accord entre les deux Etats sur le soutien aux municipalités (CEFOM) en présence de Sébastien Lecornu, Ministre auprès de la Ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé des collectivités territoriales de la République française, de Raya Haffar El-Hassan, Ministre de l’Intérieur et des Municipalités de la République libanaise. Ce partenariat, rendu possible grâce à l’appui et au soutien financier apportés par le Ministère des Affaires étrangères, met en relation un établissement public français de formation des agents publics territoriaux, le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) avec les organes libanais que sont le Comité des maires du Liban et le Bureau Technique des Villes Libanaises (BTVL).
 
Ces structures seront chargées de sa mise en œuvre, opération envisagée sur plusieurs années, en tenant compte du chantier technique que cela représente dans le paysage politique et institutionnel libanais et de la nécessité de mobiliser des financements tiers importants.
 
En effet, le Ministère de l’Intérieur et des Municipalités du Liban souhaite désormais concentrer ses efforts sur la constitution d’une telle structure et ainsi apporter une réponse globale, uniforme et pérenne, comme le prévoit le troisième pilier de la conférence CEDRE visant « la lutte contre la corruption et la modernisation du secteur public et de la gestion des finances publiques », et ce, en cohérence avec les actions existantes.