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Culture

2020 sera l'année de la bande dessinée !

26/06/2019

France urbaine a participé à une présentation de « 2020 BD », année nationale de la bande dessinée.

France urbaine a participé, avec l’Association des Directeurs des Affaires Culturelles des grandes villes et agglomérations, à une présentation de « 2020 BD », année nationale de la bande dessinée, par Pierre Lungheretti, directeur général de la cité internationale du la BD et de l’image d’Angoulême, Emmanuelle Bensimon-Weiler, directrice générale du Centre National du livre (CNL) et Laurence Cassegrain-Guinebert, directrice de projet auprès du directeur chargé du livre et de la lecture au Ministère de la culture (DGMIC).

Cette année fait suite à une proposition de Pierre Lungheretti qui avait remis en janvier 2019 au ministre de la Culture Franck Riester un rapport sur la situation du neuvième art, dans lequel il développait 54 propositions destinées à améliorer la diffusion de la bande dessinée, mais aussi sa reconnaissance par les institutions culturelles et la situation des auteurs. Il préconisait notamment de faire de 2020 une année de la bande dessinée qui prendrait la forme « d’opérations de visibilité, de promotion et d’initiatives existantes », avec un dispositif de labellisation des projets. Le projet a été accepté et est désormais lancé.

Les événements de l’année de la BD se déploieront selon ces cinq aspects :

  1. Une dimension populaire, pour créer l’équivalent d’une fête de la musique lors de manifestations grand public ou durant des manifestations déjà reconnues mêlant expositions, rencontres avec les auteurs, ateliers de pratiques, etc. ;
  2. Une dimension artistique et culturelle, qui mettra en valeur la BD dans les bâtiments publics, de débats, de résidences d’auteurs, etc. ;
  3. Une dimension éducative, au sein de laquelle les partenariats avec l’Education nationale seront renforcés ;
  4. Une dimension académique et universitaire, pour renforcer et asseoir la recherche sur la BD ;
  5. Une dimension professionnelle pour travailler sur la filière de formation des artistes auteurs.

Le CNL sera un acteur majeur de cette année, puisqu’il sera à l’initiative d’une série d’évènements en région, calqués sur le dispositif « partir en livre », commissionnera deux grandes expositions nationales et donnera un label pour tout projet qui pourrait s’inscrire dans l’année de la bande dessinée. Il renforcera en outre les subventions qu’il accorde aux festivals de BD qu’il soutient déjà.

Le ministère de la Culture fera quant à lui le lien entre tous ses départements pour faire résonner la BD en 2020, notamment avec le département des arts visuels et en partenariat avec la Villa Médicis dont l’un des pensionnaires est auteur de bande dessinée. Le ministère souhaite en outre orienter le « 1% culture » vers la BD en 2020, et l’Institut Français sera sollicité pour faire rayonner la BD et cette année 2020 dans le monde.

France urbaine a rappelé les conditions du pacte de Cahors et les limitations qu’une augmentation des subventions pourrait entraîner. Outre l’engagement de relayer les documents et informations liés à cette année, ses représentants ont proposé de profiter du festival de la bande dessinée de janvier 2020 à Angoulême, qui correspondra au lancement de l’année de la BD, pour valoriser les auteurs de BD présents chez ses membres. Une publication pourrait en outre être pensée autour de « 2020 BD urbaines », un rassemblement de planches dédiées aux villes membres de France urbaine. Cette publication pourrait faire suite à l’organisation de résidences d’auteurs à qui l’on demanderait de représenter la ville dans leur travail. Ces propositions seront discutées en commission « culture » de France urbaine le 15 juillet à Avignon.