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Développement Urbain Durable
Transition énergétique
28 septembre 2017

L’action à l’international grâce au « 1% déchets »

La collecte et la gestion des déchets représentent un enjeu collectif majeur. Ces dix prochaines années, la quantité de déchets va augmenter de 2 milliards de tonnes sur la planète. Elle doublera dans les pays en développement avec un coût de gestion multiplié par 5. Rarement mise en avant par les actions de solidarité internationale, la gestion des déchets dans les pays à faible revenu est pourtant un domaine d’intervention essentiel au vu du risque environnemental, des enjeux de salubrité publique et des enjeux climatiques des années à venir, avec notamment une augmentation des catastrophes naturelles qui génèrent des quantités importantes de déchets.

Le potentiel de développement de l’économie circulaire dans les pays concernés est également important et peut générer des sources de revenus et d’activité économique. Dans ce contexte, les collectivités françaises peuvent désormais jouer un rôle majeur en soutenant des actions internationales.

En effet, après la loi Oudin-Santini de 2005, dit « 1% eau », qui a permis la mise en place de projets de coopérations décentralisées dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, ce dispositif a été étendu en 2014  aux domaines des déchets.

Désormais, grâce au dispositif « 1% déchets », les collectivités compétentes en la matière peuvent utiliser jusqu’à 1% de leur budget dédié pour des actions de coopération Internationale.

Afin d’accompagner les collectivités territoriales dans la mise en œuvre de ce dispositif de financement innovant, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE), en partenariat avec l’Association des Maires de France et avec la participation de la Ville de Paris, publie un vadémécum consultable ici.

Les élus et leurs équipes trouveront dans ce document une présentation de la coopération décentralisée dans le domaine des déchets, son cadre juridique et les conditions de la mise en œuvre du « 1% déchets », ainsi que des conseils pratiques pour le développement des projets.

A  noter que des projets ont d’ores et déjà été mis en place avec le soutien du Comité technique national « 1% déchets » piloté par AMORCE et rassemblant tous les acteurs concernés (ministères, agences publiques, associations de collectivités, ONG, fondations…). 8 projets solides d’action internationale en faveur de la gestion des déchets auxquels ces dernières peuvent contribuer, même partiellement.  Ils visent à mettre en place des dispositifs de collecte, à créer des installations de valorisation ou d’élimination des déchets, à promouvoir le réemploi ou encore à développer le compostage dans plusieurs pays d’Afrique ou d’Amérique du Sud.

Il s’agit d’actions concrètes qui contribueront grandement à mieux gérer les déchets et à protéger l’environnement et les populations des pays concernés.

Date: 
Jeudi, 28 septembre, 2017